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Si la croisière m'était contée...(partie 11)

Si la croisière m'était contée...(partie 11)

20/07/2020
Si la croisière m'était contée...(partie 11)

Le périple s'achève. La croisière est un moment d'aventure inoubliable...
 

L’arrivée

« Puis il y eut un matin où, comme dans un mirage, je vis apparaître au loin une ville sortie des eaux […], et mon cœur se mit à battre d’espoir. » Julien Green, « Mille chemin ouverts ».

A quelques heures de l’arrivée, on pousse les machines. Maintenant, le plus tôt sera le mieux. C’est qu’il y a quantité de raisons de se hâter. De retour vers la France, les beaux navires de la Sud-Atlantique filent au plus vite : si l’on manquait le flux, il faudrait attendre douze heures avant de pouvoir franchir l’estuaire de la Gironde avec la marée montante.
 

Vue sur l'estuaire de la Gironde avec phare en arrière-plan et un petit bateau naviguant

L'estuaire de la Gironde

 

A quelques encablures de New York, autre sprint contre la montre. Depuis que l’Amérique des années 1920 restreint l’émigration, la concurrence s’est encore accentuée entre les compagnies. Le tout est d’arriver avant que les quotas mensuels, définis par le gouvernement américain, soient épuisés. Et si l’on ne veut pas avoir de mauvaise surprise, le plus sûr est encore de débarquer le premier du mois à 0h01. Cinq minutes plus tard, c’est peut-être trop tard : un grand navire concurrent a pu rafler tous les quotas d’un coup. Alors, le paquebot malchanceux n’a plus qu’à s’en retourner d’où il vient, avec tous ses émigrants, qui n’auront fait qu’apercevoir la terre promise sans même pouvoir y poser le pied… Pendant ce temps, bien sûr, sur la ligne transatlantique, la course au Ruban bleu est toujours d’actualité. Les paris resteront ouverts jusqu’au 3 juillet 1952, l’année où le navire américain United States emporte le record définitif, et jamais battu depuis lors, de 3 jours 10 heures 40 minutes sur le trajet « eastbound » (New York-Le-Havre-Southampton). Un affront terrible pour le Queen Mary, ancien détenteur du titre ! D’autant que le commandant du United States clame partout dans la presse que son navire a remporté le Ruban bleu sans se fatiguer, à sa vitesse de croisière (ce qui était absolument vrai…) So shocking !, pour les journalistes britanniques qui, furieux, ripostent aussitôt en traitant le vainqueur de « Yankee braggart » (Yankee vantard).

Dix-sept ans auparavant, le 2 juin, le Normandie est à une journée de son arrivée à New York. Lui aussi se hâte, bien que l’on ait la quasi-certitude que ce voyage inaugural va s’achever par une victoire. Déjà tout est sous le signe du Ruban bleu. Les passagers s’habillent en bleu, on décore le navire en bleu et l’on commence à confectionner la longue étamine bleue qui bientôt ondulera au grand mât : 30 mètres de long, soit un mètre par nœud ce qui correspond à la vitesse moyenne du Normandie sur cette course océanique. La soirée est follement gaie et tous les passagers brûlent d’impatience dans l’attente de l’arrivée triomphale.

L’équipage est, lui aussi, très pressé d’arriver. Car il faut bien le reconnaître, pour les grooms, les stewards, les femmes de chambre, les garçons de pont ou de salle à manger, les traversées sont épuisantes. Les veilles d’arrivée, quand tout le monde est énervé, voire éméché, c’est pire encore. D’ailleurs il paraît que l’hôpital du bord réservé au personnel ne désemplit pas : on ne compte plus les crises de nerf ! Sur le Queen Mary, et sur tous les transatlantiques de l’âge d’or, c’est la même chose : 18 heures de travail quotidien et une clientèle difficile, blasée. C. Bruschi, directeur de croisière du France ne se gêne pas pour le dire : « à bord […] tout ce qui est parfait, inédit, exceptionnel est considéré comme normal par la grande majorité des passagers […] Si les petits-déjeuners étaient servis à l’aide d’hélicoptères miniatures, cela n’étonnerait certainement pas tellement […]. Par contre la moindre imperfection est ressentie comme une injure personnelle, comme un manquement intolérable ». Seulement voilà, chaque année sur le Normandie on distribue 15 millions de francs de pourboires… le budget annuel d’une petite préfecture. Sur le Queen Mary, un bon deckman peut gagner 300 £ de pourboire par traversée… Voilà qui permet de supporter bien des choses avec la plus exquise amabilité…

Le 3 juin, à l’aube, le Normandie arrive en vue des côtes américaines. A 11h03, il passe le phare d’Ambrose qui marque l’entrée du port de New York et la ligne d’arrivée de la course au Ruban bleu : on fait les comptes, c’est gagné ! Un avion survole le navire traînant une grande banderole : « New York welcomes Normandie ». Les gratte-ciels apparaissent en silhouettes et l’on avance lentement. Un arrêt à « la quarantaine » pour laisser monter la police, la douane, les services de santé et le pilote. Et c’est alors l’arrivée magique entre toutes : Staten Island à bâbord, Brooklyn à tribord, la statue de la Liberté, Ellis Island où débarquaient les émigrants, avec à la clef, une longue quarantaine ou le rapatriement ; et puis à gauche toute, et l’on remonte l’Hudson jusqu’à la gare maritime. Ce 3 juin 1935, le Normandie avance sous une pluie de petits papiers tricolores lancés du haut des gratte-ciels, les bateaux-pompes actionnent leurs lances en centaines de gerbes d’eau. Lors de son voyage inaugural, le France est entré dans New York sous la neige…
 

Vue aérienne sur Ellis Island avec New York en arrière-plan

Bienvenue à Ellis Island...


Des arrivées fabuleuses, il y en a ! L’approche de Ceylan, par exemple, un bouquet de palmes sur la mer « comme si, disait Dorgelès, on voyait naître le monde ». L’arrivée à Saigon, par la rivière, avec, de chaque côté, des buissons semés de fleurs, les grands panaches des aréquiers et, pointant au-dessus de cette verdure, des clochers français. Et la rade de Hong Kong ! Très belle, très curieuse, très fréquentée, avec de grands rochers, des jonques et, pêle-mêle, tous les bateaux du monde.
 

Vue sur la ville avec buildings au Vietnam depuis la mer

Saigon, l'actuelle Hô-Chi-Minh-Ville au Vietnam ! 

 

Le continent est là mais parfois il faut attendre encore avant de débarquer. Attendre la visite des autorités sanitaires et leur décision. Attendre le transbordeur car très souvent, les ports ne sont pas équipés pour accueillir à quai de si gigantesques navires. Puis, comme au départ, grooms et stewards se massent en haie à la coupée et il est temps de descendre : les premières classes d’abord, les autres successivement, toujours dans une ruée de porteurs et bagages, avec les cris des amis qui reconnaissent les passagers. Et revoici la vie de tous les jours. Joséphine Baker, embarquée comme une star sur le Normandie en octobre 1935, arrive à New York dans l’indifférence générale. Au Waldorf Astoria on ne reçoit pas les noirs ; Joséphine devra loger ailleurs. Mrs. Carter ne suivra pas son mari en Indonésie : elle le quitte pour un officier du bord à l’escale de Penang. Herbert Carter ne voudra plus jamais naviguer sur la P&O. Joseph Tremble arrive au Japon en octobre 1901 : « Enfin, nous sommes à destination ! », mais pas pour longtemps. Il fête le premier janvier de l’année suivante à Hong Kong, avec des officiers anglais en smoking rouge. Edmond Garnier, parti de Bordeaux le 15 janvier 1909, arrive le 6 février à Buenos Aires. Il se plaint de devoir payer un droit de douane intempestif. Quant au Père Joseph Bulteau, embarqué sur le Sphinx en septembre 1927, il débarque à Kobé le 8 novembre suivant avec ses « onze malles, caisses, valises et paquets », son vélo, sa caisse de vin. Mais pour rejoindre sa mission en Corée, il doit encore prendre le train et, à nouveau, le bateau. Le voyage n’est pas fini…

 

Nous espérons que vus avez passé un agréable séjour. Allez-vous partir en croisière ?

 

Auteure : Nina 
Rédactrice chez Les Experts Croisières
 

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De jane  - Le  31/07/2020 10:48
J'adore ce récit !
De Louisia  - Le  20/07/2020 11:24
Intéressant ! Les arrivées étaient autrefois spectaculaires !
À la découverte des perles de l'Adriatique... Si la croisière m'était contée...(partie 10)
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